Les monnaies complémentaires ont une longue histoire… Elles semblent avoir toujours été présentes en parallèle des monnaies officielles afin d’assurer l’équilibre économique. On en retrouve des traces en Égypte antique, au Moyen-âge ou plus récemment en Autriche suite à la crise de 1929. Il en existe de nos jours de tous types aux quatre coins du globe.
Une monnaie locale est une monnaie destinée à n'être échangée que dans une zone restreinte. Les monnaies de ce type sont également appelées monnaies complémentaires.
Ces monnaies ont pour objectifs :
  • De dynamiser l’économie locale et les échanges solidaires ;
  • De réinventer une économie non spéculative ;
  • De créer un outil d’éducation populaire visant à s’interroger sur la monnaie et à se réapproprier la monnaie ;
  • D’aller vers un nouveau modèle de société basée sur des valeurs éthiques, sociales et environnementales.
  • Créé par des citoyens, lors d’ateliers participatifs dans le cadre du Forum de l’Economie Sociale et Solidaire (FRESS) à Toulouse en 2009 ;
  • Créés par des citoyens, des prestataires et des hommes et femmes politiques intéressés par les circuits courts et l’ESS ;
  • Lancé en test 6 mois de mai à décembre 2011, puis reconduit.
Le projet Toulousain est issu de rencontres et de discussions entre des citoyens décidés à agir en faveur du développement de l'économie sociale et solidaire. Le projet a réellement débuté en 2009 lors d’une assemblée populaire sur les questions de monnaie et de richesses organisée dans le cadre de la Quinzaine de l’Economie Solidaire. Des groupes de discussion ont suivi dans le but de réfléchir à l’éventualité de la mise en place d’une monnaie SOL à Toulouse.
Le projet a été présenté pour la première fois en réunion plénière en 2010. Les ateliers participatifs qui ont suivis ont réunis plus de 150 citoyens, prestataires de biens et de services, professionnels de la banque, élus de collectivités territoriales et simples citoyens, intéressés à l’idée de se réapproprier la monnaie à des fins éthiques. Le collectif s’est structuré petit à petit pour aboutir à la création d’une association : le Comité Local d’Agrément Sol (CLAS)
Le Sol-Violette a véritablement pris son envol après deux ans de réflexion au printemps 2011, grâce notamment au soutien financier de la Mairie de Toulouse, qui a mis à disposition de l’association l’essentiel des fonds nécessaires à son lancement et à son expérimentation (de mai à décembre).
Celle-ci s’est révélé un succès. Les citoyens se sont approprié le projet, le réseau s’est agrandi et les échanges en Sols-Violette se sont développés. D'abord mis en place dans trois quartiers de la ville (Grand Mirail, Rangueil et Centre-ville), le projet s’est peu à peu étendu à tout Toulouse puis à la région Toulousaine.
  • Le Sol-Violette est une monnaie dite "fondante", c’est-à-dire que si elle ne circule pas durant un certain temps, elle perd de sa valeur ;
  • Cela est nécessaire pour signifier que l’objectif de cette monnaie est d’être échangée, de circuler, et non d’être épargnée ;
  • Les dates servent à suivre cela : à chaque fois que le billet change de main, on indique la date du jour+3 mois. Le billet devra à nouveau changer de main avant ces 3 mois, sinon il perdra 2% de sa valeur ;
  • Le but du jeu est simplement d’inciter les adhérents à utiliser la monnaie pour acquérir des biens et des services plutôt qu’à épargner. La « durée de vie » du coupon-billet est ainsi prolongée à chaque nouvelle transaction ;
  • Le prestataire de bien ou de service inscrit la date du jour + 3 mois dans une des cases prévues sur le coupon lorsqu’il vous rend la monnaie et lorsqu’il encaisse les Sols. En cas d’oubli de sa part, vous pouvez également inscrire la date du jour + 3 mois sur le coupon que vous recevez. Nous comptons sur vous pour respecter les règles du jeu.
  • Le fait que le Sol-Violette soit une monnaie fondante a surtout un objectif pédagogique : tous les utilisateurs du Sol-violette doivent comprendre ce principe : la monnaie est faite pour s’échanger, et non pour être thésaurisée ;
  • En théorie, si la date des 3 mois est passée, le billet perd 2% de sa valeur. Il faut alors aller au Crédit Coopératif ou au Crédit Municipal pour échanger ce billet contre un nouveau billet (avec une nouvelle date du jour+3 mois) et payer les 2% ;
  • L’objectif est surtout pédagogique, il ne faut pas que cela soit un frein à l’utilisation du Sol-violette. Il faut rassurer les Solistes ! Dans les faits personne quasiment ne va payer la fonte ;
  • Lors du passage à un support numérique, le principe de fonte sera par contre appliqué systématiquement.
  • Non, c’est un projet totalement citoyen : constitué en association loi 1901 (le CLAS Sol-violette), dont la gouvernance est démocratique et horizontale. Tout le monde est d’ailleurs invité à participer (parler des collèges et des réunions COPIL et assemblées plénières) ;
  • Par contre le projet a reçu dès le départ le soutien de la ville de Toulouse. Soutien financier reconduit chaque année depuis le démarrage du projet pour payer le fonctionnement (essentiellement les salariés de l’association) et mise à disposition d’un bureau/local à Bellefontaine. Par contre soutien financier est en diminution depuis 5 ans.
  • Il n'est évidemment pas nécessaire de disposer d’un compte au Crédit Coopératif ou au Crédit Municipal pour acquérir des Sols ;
  • Lorsque vous nantissez des euros, vous participez directement à l'augmentation de la quantité de Sols-Violette en circulation dans l'économie. Cela peut se faire en vous rendant directement avec votre carte d'adhérent-e au Crédit Municipal (29, rue des Lois) ou au Crédit Coopératif (6, rue Raymond IV) ; 
  • Si vous souhaitez augmenter la vitesse de circulation de Sols-Violette déjà émis dans le réseau, il suffit de vous rendre avec votre carte d'adhérent-e dans un des comptoirs de change suivants :
Heureusement non ! Lorsque vous nantissez des euros, vous transférez en fait des euros de votre compte courant vers le compte de l’association au Crédit Coopératif ou au Crédit Municipal, et plus précisément vers les livrets d’épargne solidaire de l’association Sol-Violette dans chacune de ces banques. Les fonds ainsi placés au Crédit Coopératif vont sur un livret « Epidore » qui finance des projets d’ESS sur le territoire. Au Crédit Municipal les fonds servent à financer des prêts à taux 0 pour des personnes en situation d’exclusion financière, à Toulouse. Un montant équivalent de Sols-Violette est automatiquement émis.
  • Chez les prestataires qui font partie du réseau (environ 200 commerçants) ;
  • On peut voir la liste et la carte sur le site internet (www.sol-violette.fr).
  • Bien sûr ! La carte n’est pas nominative. Les membres d’un même foyer peuvent utiliser la même carte. Les prestataires de biens et de services ne vous demanderont pas de justifier votre identité.
  • Si vous faites régulièrement vos courses de manière indépendante, nous vous invitons toutefois à adhérer à l’association à titre personnel. Vous contribuerez ainsi un peu plus au développement du projet : plus nous serons nombreux à adhérer à l’association, plus le Sol-Violette pourra prendre de l’ampleur.
Oui. Le Sol-Violette ne peut être utilisé que dans la région Toulousaine auprès des prestataires de biens et de services agréés mais si vous êtes régulièrement de passage à Toulouse, cela vaut la peine. Si vous travaillez à Toulouse, vous êtes bien évidemment concerné-e-s.
  • Il y a une association loi 1901, le CLAS Sol-Violette qui met en œuvre ce projet ;
  • Les adhérents à l’association élisent des représentants (3 représentants au moins par collège : solistes, prestataires, partenaires, collectivités) qui se réunissent tous les mois et prennent les décisions de façon collégiale (décision au consensus ou consentement) – pas de bureau mais des co-présidents ;
  • Et une équipe salariée de l’association et des services civiques, qui animent au quotidien le projet et en assurent le pilotage.
  • Les Comité Local d’Agrément du Sol-Violette sont des groupes de citoyens qui font dans leur quartier vivre leur monnaie locale en s’impliquant dans sa gestion et son développement, en participant aux décisions.
  • Il s’agit de décentraliser dans les quartiers la gouvernance et le développement de notre monnaie locale citoyenne. Les citoyen-ne-s impliqué-e-s (Solistes, Prestataires, Partenaires) sont les plus à même, localement au niveau des quartiers, de faire vivre cette monnaie et d’aider à son rayonnement. Il s’agit de mobiliser dans des quartiers les acteurs du Sol, de les réunir et de fédérer les énergies autour d’actions décidées collectivement. Cela pourra par exemple être la participation à des évènements dans le quartier pour parler du Sol-Violette, l’organisation de réunions ouvertes, le développement du réseau des prestataires, etc.
SOL pour Solidaire, et violette comme la fleur emblème de Toulouse !
En 2017, 191 commerçants/prestataires et 1 388 utilisateurs (les Solistes) sont à jour de cotisation. Au total plus 2 500 solistes ont utilisé le Sol-violette depuis son démarrage. Certain continuent bien sûr à l’utiliser sans être à jour de cotisation.
  • Ils payent leurs fournisseurs qui font partie du réseau ;
  • Ils payent une partie des salaires en Sol-Violette si les salariés le souhaitent ;
  • Ils défraient leurs bénévoles ;
  • Ils deviennent comptoir de change ;
  • En dernier recours, ils peuvent ré-échanger leurs Sols en Euros auprès des banques partenaire. C’est ce qu’on appelle « la fuite », ils acceptent dans ce cas de payer des frais de 5% Cette dernière solution est, le plus possible, à proscrire. Tout le travail de l’association et des bénévoles est d’identifier les points de blocage de circulation pour éviter autant que possible la fuite.
  • Tous types de prestataires qui respectent la charte du Sol et ses valeurs. Doivent remplir un dossier d’agrément et être agrée pour intégrer le réseau
  • On retrouve des prestataires des secteurs suivants : artisanat, restaurant-bars, services, alimentation, santé & bien-être, transports, culture & loisirs, logement,…
  • Non, les Solistes ne peuvent échanger leurs Sols en Euros, ils doivent les utiliser ;
  • C’est pour cela que nous conseillons aux Solistes d’échanger une quantité d’Euros en Sols qui corresponde à leurs besoins. Peut-être commencer avec un petit montant, et définir petit à petit son besoin (mensuel par exemple), pour ne pas avoir trop de sols ou se retrouver avec des Sols ayant dépassé la date de 3 mois.
Il n’y a aucun risque. Chaque Sol-Violette en circulation a son équivalent en euro dans une des deux banques partenaires. Si l’association était dissoute et si le Sol-Violette disparaissait demain, la contrepartie des coupons-billets n’aurait pas disparu pour autant. Vous iriez tranquillement au guichet du Crédit Coopératif ou du Crédit Municipal pour récupérer l’argent correspondant aux coupons-billets que vous ramèneriez.
  • Vendre en Sol-Violette, c'est avant tout une démarche d'engagement dans le projet de cette monnaie locale et solidaire. C'est accepter une monnaie qui circule sur un territoire, entre des acteurs et actrices de l'économie sociale et solidaire. Quand vous vendez en Sol-Violette, vous faites le choix de favoriser le bassin de vie et un territoire de valeur plutôt que la finance qui avale 98% de la masse monétaire de l'Euro ;
  • Vendre en Sol-Violette, c'est intégrer un réseau. Le mécanisme de la monnaie locale favorise les collaborations entre les acteurs d'un réseau. En somme, vendre en Sol-Violette c'est s'ouvrir à une collaboration privilégiée avec l'ensemble des autres prestataires. Cela permet de dynamiser une économie respectueuse des êtres humains et de la nature ;
  • Vendre en Sol-Violette, c'est se faire connaître auprès des tous les solistes. La liste de prestataires est régulièrement mise à jour et communiquée à l'ensemble des adhérents du Sol-Violette. C'est aussi un bon moyen, pour vous, de développer votre activité ;
  • Vendre en Sol-violette, c’est participer à la transformation de l'économie par la monnaie. Le Sol-Violette, ce n’est pas seulement un moyen de paiement. Il nous invite à nous questionner sur nos comportements : de production, de consommation, de vente et d'achat, d'échange... A travers lui s’exprime notre volonté d’agir en faveur d'un monde plus respectueux des femmes, des hommes et de la nature, un monde dans lequel chacun a sa place, un monde de justice, de solidarité, de liberté, de coopération.
Le Sol-violette est une monnaie citoyenne destinée à promouvoir les échanges éthiques sur la région toulousaine. Sorte de "label" de l'économie sociale et solidaire, le réseau est identifié par les consommateurs-trice-s responsables et favorise la coopération entre prestataires.
  • Pourquoi vendre en Sol-Violette : en 10 points clés !
    1. Le Sol reconnaît vos pratiques responsables et éthiques
    2. Le Sol fidélise les clients d’un réseau d’acteurs solidaires et respectueux de l’environnement
    3. Le Sol favorise votre image par son caractère innovant
    4. Le Sol affecte la monnaie à un circuit local en la retirant des marchés financiers
    5. Le Sol est complémentaire à l’euro car il compense sa rareté dans l’économie réelle
    6. Le Sol circule plus rapidement et donc favorise les échanges
    7. Le Sol est convertible et garantit en euro
    8. Le Sol désendette les acteurs économiques car ils ne payent plus d’intérêt pour sa création
    9. Le Sol investi dans le réseau par une contribution à l’épargne solidaire
    10. Le Sol est démocratique car ses acteurs gèrent collectivement son fonctionnement
  • Au Crédit Municipal, les Euros sont placés sur un compte qui sert à financer des micro-crédits à taux zéro pour des Toulousain.es exclu.es des circuits bancaires ;
  • Au Crédit Coopératif, les Euros sont placés sur un livret d’épargne « Epidore » qui finance des projets de l’ESS à Toulouse ;
  • Dans ces deux cas, on fait de la création monétaire : avec un euros, on place un euro pour financer des projets solidaires, et on a un Sol à utiliser dans une économie locale respectueuse des hommes et de l’environnement ;
  • Dans les comptoirs de change, les Euros sont réutilisés par les commerçants (on accélère la circulation des Sols).
  • Près de 98% des euros en circulation sont destinés à la spéculation financière. Pour lutter contre la financiarisation de l’économie, on peut en soustraire ses euros, et échanger en Sols. Nos euros sont alors placés sur des comptes qui financent des projets solidaires (et ne vont pas à la spéculation) ;
  • Sous ses airs innocents, le Sol-Violette est un bulletin de vote grâce auquel nos échanges économiques acquièrent une conscience politique. Avec lui, nous sommes enfin en mesure de remettre l’économie au service de la vie et de ses nécessités. Nous pouvons décider de ce que nous voulons faire de notre argent. Nous démontrons que tout est encore possible et que la société dont nous rêvons est à portée de main si nous joignons nos forces ;
  • Enfin en utilisant des Sol-Violette, on milite au sein d’un réseau d’acteurs engagés, c’est un acte citoyen militant.
  • L’euro a son utilité, pour les échanges sur dans un espace économique étendu (l’Europe). Mais cette monnaie ne répond que très peu à une économie au bénéfice des hommes et de la nature et de l’économie « réelle ». Par exemple, plus de 95% des euros en circulation sont affectés à la spéculation financière ! D’autre part, les citoyens sont totalement dépossédés car l’Euro est créée à plus de 80% par les banques commerciales (en octroyant des crédits) ;
  • Pour que notre système ne soit pas totalement dépendant d’une seule monnaie et donc très fragile en cas de crise (et les crises financières ne cessent de se multiplier), de la même manière que la diversité est importante dans la nature pour en assurer sa pérennité et sa résilience, la diversité monétaire est importante pour notre système économique ;
  • La monnaie locale permet aux citoyens de se réapproprier cet élément essentiel dans nos vies qu’est la monnaie, et de décider en l’utilisant de participer à une économie plus locale, plus solidaire, et plus respectueuse des hommes et de la nature.
Les billets ont été imprimés à l’imprimerie Municipale de Toulouse.
  • Tout d’abord, il n’y a aucunes commissions prélevées sur les échanges de Sol-Violette ;
  • Les coûts du projet sont essentiellement des coûts de fonctionnement : communication, et surtout les salaires de l’équipe salariée (4 personnes dont 3 contrats aidés, et des services civiques) ;
  • La Mairie de Toulouse subventionne le projet depuis son démarrage et couvre la plupart des coûts. Cette subvention est en nette diminution depuis 2 ans, il est important de trouver d’autres sources de financements ;
  • C’est pourquoi les adhésions, même minimes, sont aussi une part importante de la contribution pour assurer le fonctionnement et la pérennisation des actions ;
  • D’autres partenaires ont soutenu ponctuellement le projet depuis son lancement : Fondation de France, Fondation GrDF, MACIF, Fonds Européens par exemple ;
  • Le Sol-Violette est déclaré d’intérêt général depuis fin 2016. Les dons à l’association donnent droit à une défiscalisation de 66% (particuliers) ou 60% (personnes morales).
  • Début 2017 : Une quarantaine de monnaies locales en circulation en France, et peut-être une vingtaine en cours de création (les chiffres évoluent vite) ;
  • Les monnaies sont « locales » car elles ont pour objectif de ne circuler que sur un territoire défini. Sur cet espace, elles mobilisent les citoyens pour dynamiser les échanges locaux plus responsables. Il s’agit notamment d’éviter les transports et de favoriser la consommation de produits locaux. Cela a donc tout son sens que cohabitent plusieurs monnaies locales pour plusieurs territoires.
  • Non il n’y a pas de centimes, la plus petite coupure est le billet de 1 sol ;
  • Les centimes doivent être payés en euros (par ex. pour 4,65 sols/euros, on peut donner 4 sols, et soit 65cts d’euros, soit un euros et récupérer 35cts d’euros. Par contre on ne peut pas rendre la monnaie en euros sur des sols : on ne peut pas donner 5 sols et récupérer 35cts d’euros)
  • NON, il y a des similitudes mais ça n’est pas pareil ;
  • SEL = système d’échange local : un Système d'échange local est un système d'échange de produits ou de services au sein d'un groupe fermé, généralement constitué en association. Ses membres échangent des biens et services selon une unité propre à chaque groupe. L'objectif est d'accéder à des échanges égalitaires et de tisser des liens ;
  • Dans les SEL, on s’échange des biens et des services par un système d’échanges-temps (ou de monnaie temps - 1heure de travail).
  • Plus que de la création d’emploi, l’effet de la monnaie locale est de favoriser la relocalisation des échanges (en favorisant des échanges locaux) et donc de lutter contre la destruction d’emplois (délocalisations). Nous ne sommes pas en mesure concrètement de dire combien d’emplois ont été créés. Mais le Sol-Violette participe de manière concrète à la dynamisation de l’économie locale ;
  • Le Sol-Violette vise à relocaliser les échanges pour les particuliers (acheter sur son territoire, en circuit court) comme pour les professionnels (au niveau par exemple de leurs approvisionnements), ce qui a un effet positif sur le niveau d’activité et donc l’emploi ;
  • D’autre part, une vingtaine de salariés ont étés employés au Sol-violette depuis son démarrage, une quarantaine de volontaires se sont engagés via le dispositif de service civique, et une dizaine de jeunes y ont effectué un stage.
  • Début 2017 : 4 salariés (3ETP), et 3 services civiques ;
  • De nombreux bénévoles pour des coups de main ponctuels (événements notamment) ou pour participer à la gouvernance de l’association.
  • La convertibilité d’une monnaie locale en euros est une obligation légale ;
  • Pour plus de simplicité.
  • Seule l’adhésion est payante (prix libre) ;
  • Les adhésions servent à couvrir une partie (minime) des frais de fonctionnement de l’association.
Les projets de monnaie complémentaires se sont parfois effondrés après que des personnes malveillantes aient falsifié la monnaie. Les adhérents de l’association ont bien sûr pris en compte ce risque. Ils ont cherché un moyen efficace pour se protéger des tricheurs. Dès 2011, les coupons-billets ont été équipés d’une puce de manière à éviter les falsifications. Une entreprise de Montauban (Prooftag) a mis au point un système original consistant à emprisonner de façon aléatoire des bulles d’air entre des couches de polymères. L’image est enregistrée dans une base de données spécifique et un numéro de série est attribué à chaque coupon. Les Sols-Violette sont régulièrement scannés afin de vérifier que les coupons en circulation ont bien été édités par l’entreprise, mis à la disposition de l’association puis mis en circulation par les banques partenaires (Crédit Municipal et Crédit Coopératif). Jusqu’ici, aucune fraude n’a été détectée.
Oui, notamment au travers de 3 réseaux qui existent :
  • Mouvement-Sol : ce mouvement vise à soutenir le développement des monnaies SOL (temps, économiques...) en stimulant la coopération et la mutualisation des ressources entre les différents collectifs. Regroupe 15 monnaies locales.
  • Réseau des MLCC : réseau d’échanges techniques sur les monnaies locales, d’échanges d’expériences et de mutualisation au niveau national. Regroupe une trentaine monnaies locales.
  • REMOC : réseau des monnaies locales Occitanie (échanges d’expériences, formations,…)
  • NON, les Sol-Violette s’utilisent uniquement dans les commerces du réseau dans la métropole de Toulouse
  • Le Sol-Violette n’est pas convertible avec une autre monnaie locale (il y a un projet de convertibilité avec les autres monnaies en Occitanie)
Fin 2016, il y a 49 506 Sol-Violette en circulation.
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